Module 15 – La gestion écologique des ressources dans une oasis

La sobriété des ressources s’établit à quatre niveaux : la souveraineté alimentaire, la mutualisation et le partage pour consommer moins, la gestion de l’énergie et la gestion de l’eau.

1. La souveraineté alimentaire

En amont de la construction, une étude approfondie permet de maximiser la production d’aliments. Si le terrain est grand, un agriculteur peu s’installer. S’il n’y a pas de terrain, il est possible de s’approvisionner en circuit court auprès de producteurs. Enfin, il est possible de mutualiser des achats, pour limiter la logistique et les coûts.

2. La mutualisation et le partage pour consommer moins

Sur le site des Colibris, il y a de nombreux exemples d’espaces partagés, par exemple : laverie, salle de jeu pour enfants, chambres d’amis…
www.colibris-lemouvement.org/oasis

3. La gestion de l’énergie

On réalise un bilan carbone. Pour cela on calcule toutes les émissions de gaz à effet de serre, dont nous sommes responsables : le chauffage, le transport, la production de nourriture, les biens achetés, les services, les loisirs…
Le bilan carbone peut être fait à titre personnel (calculateurcarbonepersonnel.org) et aussi pour le projet de construction. Colibris a fait une étude pour connaître le bilan carbone d’une personne vivant en oasis par rapport à un français moyen. Cette étude montre une pollution divisée par deux en faveur de l’habitat participatif.

4. La gestion de l’eau

Trois questions se posent :
a) Comment ne pas polluer l’eau ?
b) Comment retraiter les eaux usées ?
c) Comment traiter l’eau de pluie ?

Les nappes phréatiques sont polluées en premier par l’agriculture qui rejette des pesticides et en deuxième par nos déjections. Des bactéries se développent dans l’eau utilisée par nos toilettes. Les toilettes sèches n’utilisent pas d’eau et donc ne polluent  pas les nappes phréatiques. De plus, les toilettes sèches permettent une économie d’eau (environ 20%) de la facture d’un particulier.

Le reste des eaux ménagères, provenant de la cuisine et de la salle de bain, peut être traité de façon écologique par phytoépuration. En fonction des besoins, on calcule la taille à donner aux bassins d’épuration. Suite à ce traitement, l’eau est de qualité baignable.


Au Hameau des Buis, il n’y a ni source, ni forage. On mesure une pluviométrie irrégulière de 1 000 mm par an. L’eau de pluie des toitures est récupérée. Elle est stockée par un réservoir tampon de 10 000 L. En cas de forte pluie, un grand bassin à ciel ouvert de 600 000 L récupère le surplus. Cette eau irrigue les cultures. Le potentiel de culture maraîchère est de 6 000 m², avec l’hypothèse que le bassin se remplisse deux fois par an.


Ce module est présenté par :
Mathieu Labonne, directeur de Colibris, coordinateur du projet Oasis et coordinateur du Centre Amma – Ferme du Plessis,
Laurent Bouquet, cofondateur du Hameau des Buis, chargé de mission Oasis à Colibris et adjoint de Pierre Rabhi.

Ce cours est distribué par l’Université des Colibris, sous la licence CC-BY-SA. Il est possible de le télécharger.

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